Quoi de neuf

à la campagne ?

Entre Nancy et Epinal : après les scolytes, les chenilles !

 

Les crises sanitaires à répétition fragilisent encore le travail des forestiers

 

Avec l’arrivée des beaux jours les chenilles sortent en procession... et s’attaquent aux chênes. La recrudescence de ce nuisible est particulièrement visible sur le secteur de la forêt d’Ormes entre Nancy et Epinal où un massif de plus de 70 km est ravagé. Dans le cas de la forêt d’Ormes, Pierre Aussedat estime que les pertes immédiates peuvent s’élever à 450 euros / ha / an. Mais la perte la plus grave est celle qui se dessine sur le long terme avec l’affaiblissement général du massif...

 

Stress à répétition sur les arbres

 

Les chênes porteurs de chenilles processionnaires souffrent d’une défoliation complète et sans feuilles, l’arbre stoppe sa croissance car il n’a plus les moyens de respirer. Pour le gestionnaire forestier, cette attaque implique une perte de production importante : les arbres ne pourront pas être récoltés pour produire du bois d’œuvre. « Ce phénomène arrive derrière une sécheresse sans précédent, donc les chênes sont déjà fragilisés. La répétition de ces stresses met en péril la viabilité de centaines de milliers d’hectares de forêt en France... » explique Pierre Aussedat, conseil en gestion du massif.

 

Forestiers démunis

 

Les piqûres de chenilles sont particulièrement urticantes et rendent le travail des sylviculteurs difficile. Au-delà du risque professionnel, c’est aussi un enjeu de santé public : tout le voisinage est touché. Pour agir sur ce phénomène il faudrait traiter... « Mais le seul retour d’expérience de traitement que nous avons est impossible à mettre en place pour l’instant pour des raisons administratives » déplore Pierre Aussedat.